Cartes de voeux virtuelles: les Français, premiers utilisateurs européens
Paris, le 14 janvier. 8h59. Férus de nouvelles technologies ou simplement gagnés par la flemme devant la corvée des cartes de Noël, plus de cinq millions d'internautes français s'apprêtent à envoyer leurs voeux de fin d'année via internet, un record en Europe.
"Il s'envoie autant de cartes virtuelles en France que dans tous les autres pays européens réunis", selon Rafik Smati, PDG du site dromadaire.com, numéro un européen.
L'an dernier, ils étaient 4,5 millions de Français à utiliser ce service gratuit et le chiffre devrait être "largement dépassé" en 2007, estime ce jeune entrepreneur de 32 ans, fondateur du site en 1998.
"Il y a quelques années, c'était un phénomène de mode. On envoyait une carte électronique à une ou deux personnes, maintenant cela devient de plus en plus un substitut à la carte en papier", explique M. Smati.
Parmi les nouveautés cette année: les cartes vidéo que l'on peut personnaliser avec des photos de famille, ou des cartes illustrant le thème de l'environnement.
"Internet est un média moderne et nous faisons le pari que les Français, au lieu de s'envoyer des flocons de neige ou des sapins de Noël, auront envie de s'adresser des cartes +vertes+", dit M. Smati.
Cartes de voeux virtuelles: les Français, premiers utilisateurs européens
Paris, le 14 janvier. 8h59. Férus de nouvelles technologies ou simplement gagnés par la flemme devant la corvée des cartes de Noël, plus de cinq millions d'internautes français s'apprêtent à envoyer leurs voeux de fin d'année via internet, un record en Europe.
"Il s'envoie autant de cartes virtuelles en France que dans tous les autres pays européens réunis", selon Rafik Smati, PDG du site dromadaire.com, numéro un européen.
L'an dernier, ils étaient 4,5 millions de Français à utiliser ce service gratuit et le chiffre devrait être "largement dépassé" en 2007, estime ce jeune entrepreneur de 32 ans, fondateur du site en 1998.
"Il y a quelques années, c'était un phénomène de mode. On envoyait une carte électronique à une ou deux personnes, maintenant cela devient de plus en plus un substitut à la carte en papier", explique M. Smati.
Parmi les nouveautés cette année: les cartes vidéo que l'on peut personnaliser avec des photos de famille, ou des cartes illustrant le thème de l'environnement.
"Internet est un média moderne et nous faisons le pari que les Français, au lieu de s'envoyer des flocons de neige ou des sapins de Noël, auront envie de s'adresser des cartes +vertes+", dit M. Smati.
Si les femmes de plus de 35 ans sont celles qui sacrifient encore le plus à la tradition, le virtuel a gagné la sphère professionnelle, avec des cartes que commerçants ou artisans peuvent personnaliser avec un logo.
Rescapé de la bulle internet, dromadaire. com, qui emploie une trentaine de personnes, s'est développé début 2007 sur quatre nouveaux marchés: Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni, mais sous une marque différente "kisseo", son nom d'origine n'ayant pas de sens dans les autres langues. Le service est disponible sur ses propres sites et sur les portails de Yahoo! et MSN, via des partenariats.
Dans un marché français très éclaté où se bousculent des centaines de petits services comme cartepostalevirtuelle.com ou joliecarte.com, dromadaire.com est le numéro un, avec 65% du marché. Il atteint même 80% avec ses partenariats. "Notre objectif est de nous positionner comme le leader européen avec 10 millions de visiteurs uniques par mois à fin 2008", affirme M. Smati qui envisage d'attaquer ensuite le marché américain et son principal concurrent, americangreetings.com.
Il évoque aussi l'Asie, et notamment la Chine, tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un marché difficile. "La carte de voeux est un produit éminemment culturel. On ne souhaite pas un joyeux anniversaire ou une bonne année de la même façon en Europe qu'en Chine", note-il. L'envoi des cartes est gratuit, sauf si elles sont reçues sur un téléphone mobile. La société tire les deux tiers du chiffre d'affaires de ses recettes publicitaires. Rentable depuis deux ans, elle vise un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros en 2009.
