Les rappeurs américains sont avides de signes extérieurs de richesse : voitures de luxes, bijoux de très grande valeur, villas de rêves, grands crus, cigares. Dans son dernier clip, le célèbre rappeur américain « Jay-Z » manie magistralement tous ces attributs d'opulence tout en en ajoutant un nouveau, inédit celui-là : une liasse de billets...de 500 euros, qu'il manipule d'ailleurs avec gourmandise. Tout un symbole.
Au même moment, on apprend que Gisèle Bundchen, top modèle la mieux payée au monde, demande dorénavant à ce que ses cachets soient payés en euros.
Sur un plan plus économique et stratégique, Areva parvient à négocier avec la Chine un accord nucléaire de 8 milliards d'euros, libellé lui aussi en euros. Un exploit.
Avec un euro à près de 1,5 dollars, l'euro est en passe de devenir la monnaie de référence du système économique mondial et de supplanter le dollar américain.
Souvenons nous de 1992, où Georges Soros, milliardaire américain, voulait « se faire le franc ». Cette époque est maintenant révolue. Notre monnaie nous renforce et nous crédibilise. Combien de dévaluations avons nous évité ces dernières années de ce fait ?
Alors certes, un euro fort peut avoir des effets pervers, qu'il convient de réguler.
Louis Gallois, le président d'EADS dont les avions sont commercialisés en dollars, explique qu'à chaque fois que le dollar perd 10 centimes, Airbus perd 1 milliard d'euro. Soit. Il est vrai que les exportations des entreprises Européennes peuvent être pénalisées, dans la mesure où elles rendent leurs produits plus chers à l'achat. Au passage, cela n'empêche pas l'industrie Allemande d'être la plus exportatrice du monde, y compris vers les pays émergents.
Il appartient donc aux entreprises européennes de s'adapter à cette nouvelle donne, et de savoir en tirer profit.
C'est dans cet esprit que j'ai voulu que nous accélérions le développement d'ooprint aux Etats Unis. Précisément par ce que je sais que la publicité nous y coûte 1,5 fois moins cher qu'une entreprise américaine, et que le coût d'acquisition d'un client y est 50% moins cher pour nous, ce qui nous confère un authentique avantage compétitif.
Jean Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne, le sait. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles il n'est pas si pressé de baisser ses taux directeurs.
En 1987, alors que j’étais âgé de 12 ans, je me voyais offrir pour Noël un Amstrad PC 1512, l’un des premiers PC grand public tournant sur MS dos. 512 Ko de mémoire vive. Pas de disque dur : le démarrage se faisait sur disquette. Une relique.