Depuis plusieurs mois déjà, Jacques Attali soutient l’idée qu’une crise mondiale pourrait partir des Etats-Unis, notamment du fait des « subprimes », ces crédits immobiliers accordés dans un contexte de bulle alors que leurs bénéficiaires n’ont pas les moyens de les assumer.
Force est en effet de constater que les événements de ces dernières semaines, et singulièrement de ces derniers jours, tendent à lui donner raison.
En l’espace d’une semaine a peine, des événements inquiétant se sont en effet succédés :
Les Etats-Unis enregistrent la première faillite dans le crédit immobilier (American Home Mortgage). BNP Paribas suspend 3 de ses fonds. La Banque Centrale Européenne injecte 94,8 milliards d'euros dans le circuit monétaire, soit plus qu’au lendemain des attentats du 11 septembre. Cette même BCE prépare le terrain à une hausse des taux, pendant que la FED aux Etats-Unis commence à considérer la baisse des siens.
« Comme Prévu », dirait Jacques Attali.
Autre événement inquiétant : l’effondrement du pont de Mineapolis. Dans un autre billet intitulé « Un pont trop loin », le même Jacques Attali souligne l’extrême précarité des infrastructures américaines, et donc la vulnérabilité de la première économie mondiale.
L’Europe et la France ont en eux tous les atouts pour pouvoir se prémunir contre les effets d’une telle crise, si elle devait intervenir. Encore faut-il qu’elle s’y prépare.
