Tous les jours de l’année, des dizaines d’internautes s’échangent des cartes virtuelles de Joyeuses Pâques sur Dromadaire.com. Surprenant, me direz-vous ? Eh bien non ! Cet exemple ne fait que confirmer le très puissant concept marketing formalisé par Chris Anderson, rédacteur en chef du Magazine américain Wired : la « Long tail », ou « Longue traîne », concept synthétisé dans un ouvrage publié en France il y a quelques jours aux éditions du Village Mondial.
De quoi s’agit-il ? Dans un commerce traditionnel, les coûts de l’emplacement et de stockage sont tels que le vendeur est amené à ne proposer que les articles les plus vendus. Inversement, sur Internet, le coût de mise en ligne d’un produit dans un catalogue est marginal, si bien que le nombre de produits proposés peut être virtuellement illimité. Le chiffre d’affaires que générera l’ensemble de ces innombrables produits peu vendus, et absents des étalages traditionnels, se révèlera pourtant au final être égal ou supérieur au chiffre d’affaires générés par les produits proposés en étalage.
Cette « Long tail » redonne ainsi leur chance aux produits confidentiels, laissés pour compte du commerce traditionnel. Elle permet d’adresser les « micro-niches », ces marchés laissés orphelins par le marketing. De ce point de vue, l’Internet marchand redéfinit considérablement la composante « Distribution » des relations entre les acteurs de la vie économique.
Observez autour de vous. Vous constaterez que cette « Long tail » est au cœur de l’éco-système Internet. Plus encore, elle sera demain l’un des fondements de nos économies.
L’histoire du marketing s’écrit sous nos yeux.
