Comment une entreprise peut-elle communiquer efficacement sur une situation de crise ? Airbus, en l’espèce, s’annonce comme un cas d’école. Au lieu de dénommer son plan de restructuration tout simplement « plan de restructuration », Louis Gallois a tranché pour une appellation plus innovante, qui devait être de nature à positiver cette crise. Tel est l’objet du plan « Power 8 ».
Ce plan « Power 8 » comporte en réalité… 9 points, et devait donc initialement se dénommer « Power 9 ». Seulement, la prononciation allemande, à savoir « Power Nine », homonyme de « Power Nein », aurait fait mauvaise figure. Les syndicats auraient même pu reprendre ce terme à leur compte en déclinant un slogan du type « Le pouvoir de dire Non ».
Qu’à cela ne tienne ! Le plan s’appellera donc « Power 8 ». Ce chiffre 8 a par ailleurs un autre avantage : en se référant au fleuron « A380 », il revêt un caractère subliminal pour tous les collaborateurs d’Airbus, qui sont sensés y voir un programme de développement positif pour le futur.
